L'avenir de l'univers
Prédire l'avenir de
l'Univers est un exercice difficile. De nombreux phénomènes totalement inconnus
à l'heure actuelle sont susceptibles d'entrer en jeu et de rendre nos
prédictions complètement obsolètes. On peut en particulier citer l'énergie
sombre, dont la nature est encore inconnue et dont l'effet futur sur
l'expansion de l'Univers est impossible à prédire. En conséquence, nous allons
simplement tenter de citer quelques phénomènes qui se produiront en nous
appuyant sur les connaissances actuelles de la physique.
Les sources X
La plupart des sources de rayons X sont des étoiles binaires dans lesquels se produisent les processus que nous avons déjà étudiés, transfert de masse et création d'un disque d'accrétion. Cependant, dans ce cas, au lieu d'une naine blanche, c'est autour d'une étoile à neutrons que tout se produit. Soumise à une gravité formidable, la matière qui s'accumule est alors très dense et sa température extrêmement élevée. D'après la loi de Wien, il doit donc y avoir émission d'un rayonnement thermique à très courtes longueurs d'onde, dans les rayons X, ce qui explique les observations précédentes.
Il se produit une
éclipse de Lune lorsque
Les différents types de galaxie
Les galaxies
elliptiques
Les galaxies elliptiques présentent une forme
ovale, sans structure interne et de brillance à peu près uniforme. Elles
peuvent être plus ou moins allongées, leur forme allant de celle d'une sphère à
celle d'une dragée. Les galaxies elliptiques sont animées d'une grande
agitation interne. Les étoiles vont et viennent dans tous les sens de façon
désordonnée, ce qui explique que la galaxie peut exister. En effet, si les
étoiles n'étaient pas en mouvement, elles finiraient par tomber vers le centre
de la galaxie et celle-ci s'effondrerait sous sa propre gravité. Mais du fait
de leur mouvement, les étoiles sont soumises à une force centrifuge qui les
empêche de tomber vers le centre.

La galaxie elliptique Messier 49 dans l'amas
de
Les galaxies elliptiques sont principalement
composées d'étoiles vieilles et rouges et sont plus ou moins dépourvues
d'astres jeunes et massifs. De plus, elles ne contiennent qu'une très faible
quantité de gaz et de poussières et le milieu interstellaire est donc
pratiquement inexistant. Ces deux faits sont liés puisque le gaz est
l'ingrédient nécessaire à la formation d'étoiles. S'il est absent, aucune
étoile nouvelle ne peut se former, d'où l'absence d'astres jeunes. Toutes les
étoiles présentes se sont formées à des époques reculées, lorsque le gaz
interstellaire était encore disponible. Ce sont nécessairement des astres à
durée de vie très longue, donc peu massifs et rouges.
Les galaxies spirales
Les galaxies spirales sont plus complexes.
Elles sont essentiellement constituées de deux éléments, un noyau sphérique
entouré d'un disque de matière dans lequel apparaît la structure spirale. Il y
a là aussi diverses variations, depuis un noyau énorme entouré de petits bras spiraux jusqu'à un noyau minuscule avec des
bras très longs. Cette classe de galaxies se subdivise encore en deux groupes :
les spirales normales, dans lesquelles les bras se développent directement à
partir du noyau, et les spirales barrées qui présentent une grande barre
centrale dont les extrémités sont le point de départ des bras. Pour les
galaxies spirales, ce n'est pas l'agitation interne qui empêche l'effondrement
gravitationnel, mais la rotation de la galaxie. Chaque étoile tourne en rond
autour du noyau et c'est ce mouvement orbital qui donne naissance à une force
centrifuge. La rotation globale de la galaxie est également responsable de
l'aplatissement de l'ensemble et de la formation du disque.

La galaxie spirale NGC
1232, située à 100 millions d'années-lumière et d'un diamètre d'environ 200 000
années-lumière (constellation Eridan). Crédit : ESO/VLT
Contrairement aux galaxies elliptiques, les
spirales possèdent des étoiles de tous les âges et de toutes les masses, ainsi
qu'une grande quantité de gaz
et de poussières. Là aussi les deux faits sont liés
puisqu'un milieu interstellaire riche signifie qu'il y a encore suffisamment de
matière pour former de nombreuses étoiles, d'où la présence d'astres jeunes et
massifs. Cela n'est cependant pas vrai pour l'ensemble de la galaxie car, en
fait, seuls les bras spiraux sont riches en matière interstellaire et en
étoiles massives lumineuses. Pour cette raison, les bras apparaissent plus
brillants et se détachent du reste pour donner à la galaxie son aspect spiral
caractéristique.
Les galaxies
lenticulaires
Entre spirales et elliptiques existe un cas
intermédiaire, celui des galaxies lenticulaires. Comme les spirales, celles-ci
possèdent un noyau volumineux et un disque, mais, comme les elliptiques, elles
sont démunies de bras spiraux et possèdent un milieu interstellaire
relativement pauvre.
Les galaxies
irrégulières
Il existe enfin une dernière catégorie, celle
des galaxies irrégulières, qui contient toutes les galaxies qui n'entrent pas
dans les trois groupes précédents. Ces galaxies présentent un aspect la plupart
du temps difforme et sont très riches en gaz et en poussières. Elles peuvent
être classées en deux groupes. D'abord les galaxies ayant un aspect irrégulier
mais dont la distribution de matière est en fait très régulière, c'est par
exemple le cas de Nuages de Magellan. Celles-ci sont aujourd'hui considérées
comme des spirales qui n'ont pas réussi à achever leur formation.

Le Grand Nuage de
Magellan, une galaxie irrégulière située à 160 000 années-lumière de nous et
d'environ 30 000 années-lumière de diamètre. Crédit : W.-H. Wang
Le deuxième type est celui des galaxies véritablement
irrégulières, autant du point de vue visuel que de celui de la répartition de
matière. Cette irrégularité peut avoir diverses origines comme une forte
activité dans le noyau ou bien une collision passée avec une autre galaxie.