Pluton et Charon
Pluton, considérée
longtemps comme la dernière planète du système solaire, mais rétrogradée au
rang de planète naine en 2006, fut découverte par Clyde Tombaugh en 1930. Son
orbite est très excentrique et sa distance au Soleil varie donc beaucoup, entre 30 et 49
unités astronomiques. Ainsi, pendant certaines périodes, Pluton est plus proche
du Soleil que Neptune, ce qui fut par exemple le cas entre
1979 et


Grâce à un phénomène
très rare, le passage de la Terre dans le plan de l'orbite du système entre
1985 et 1990, les astronomes ont pu observer toute une série d'éclipses
mutuelles des deux corps principaux. Ils ont pu en déduire les dimensions de
ces derniers :

Les observations spectroscopiques ont révélé que la surface de
Pluton est recouverte de glace et composée principalement d'azote avec un peu
de méthane. Une atmosphère très ténue est présente avec une pression 100 000
fois plus faible que la pression terrestre. La température moyenne est quant à
elle de -220 degrés Celsius.
Eris
La deuxième planète
naine au-delà de Neptune est Eris, un corps découvert en 2005 à partir d’images
prises en 2003 à l’observatoire du Mont Palomar. On estime d’après des mesures
du télescope spatial que le diamètre d’Eris est d’environ

D’autres observations à
partir du télescope Keck ont également révélé la présence d’un satellite,
Dysnomia, qui tourne autour d’Eris à une distance d’environ
Passons donc à l'histoire de la formation de notre système. La description qui suit est un modèle globalement admis, même si ses détails font encore l'objet de maintes discussions. Au départ, il y a environ 10 milliards d'années, ce qui deviendra un jour le système solaire n'est qu'une fraction minuscule d'un gigantesque nuage d'hydrogène et d'hélium qui poursuit son ballet autour du centre galactique. Au fur et à mesure que le temps passe, ce nuage se contracte doucement et s'enrichit en éléments plus lourds lors de l'explosion d'étoiles massives proches, ce qui explique que l'abondance actuelle d'éléments lourds est de l'ordre de 2 pour cent. Finalement, il y a 4,6 milliards d'années, sous l'effet de sa propre gravité, ce nuage s'effondre sur lui-même et se fragmente en une série de nuages de dimension plus réduite dont l'un deviendra le système solaire.

Les protosystème maintenant bien défini continue à se contracter de plus en plus. Mais, d'après la loi de conservation du moment angulaire, si la taille d'un corps se réduit, sa vitesse de rotation doit augmenter pour compenser. La contraction du protosystème s'accompagne donc d'une forte augmentation de la vitesse de rotation et, comme le protosystème n'est pas rigide, d'un fort aplatissement dans le plan perpendiculaire à l'axe de rotation. On se retrouve ainsi finalement avec une concentration de matière au centre, la protoétoile, entourée d'un disque de matière appelé le disque protoplanétaire.
C'est ici qu'intervient notre connaissance de la distribution du moment angulaire. Dans les modèles de formation les plus simples, le système solaire est le résultat d'une simple contraction d'un nuage de gaz en rotation. Mais ceci devrait se traduire par une vitesse de rotation du Soleil incompatible avec le fait qu'il ne possède que 3 pour cent du moment angulaire total.
Dans le disque protoplanétaire, les atomes s'agglomèrent au fur et à mesure de leurs rencontres pour devenir des poussières. Celles-ci se regroupent elle-mêmes pour former des petits corps appelés planétésimaux. Cette étape dure quelques millions d'années. Du fait de la turbulence dans le disque apparaissent des fluctuations de densité qui évoluent et aboutissent à des corps de grande dimension, dans un processus appelé l'accrétion. Ces corps continuent à capturer les planétésimaux qu'ils trouvent sur leur chemin et atteignent finalement le stade de planète. La principale phase d'accrétion se termine il y a environ 4,4 milliards d'années, même si d'intenses bombardements se poursuivent encore pendant un milliard d'années.
L'aspect final des planètes dépend de la distance au Soleil. Près de celui-ci, les éléments légers reçoivent beaucoup d'énergie et sont trop chauds pour se condenser. Le matériau qui constitue ces planètes est donc riche en éléments lourds, tels le fer ou le silicium, ce qui explique leur forte densité. Loin du Soleil, l'accrétion de planétésimaux est à l'origine d'un noyau dense qui constitue le point de départ pour une croissance ultérieure. Autour de ce noyau s'accumule une enveloppe de gaz et l'on aboutit à une planète très volumineuse et massive, mais essentiellement constituée d'hydrogène et donc peu dense.
L'égalité entre les périodes de rotation et de
révolution sidérale trouve son origine dans le fait que
Après Vénus, nous arrivons à notre propre planète :
La
Terre
En s'éloignant du Soleil, la première planète rencontrée est Mercure, à une distance moyenne de 0,38 unité astronomique de notre étoile. L'orbite de la planète est une ellipse relativement aplatie, si bien que la distance est en fait très variable, entre 0,31 et 0,47 unité astronomique.
La proximité de Mercure avec notre étoile
explique que, vue depuis

Après Jupiter, nous arrivons à Saturne qui orbite
autour du Soleil à une distance moyenne de 9,5 unités astronomiques.
Deuxième planète par la taille avec un diamètre de
La planète a été étudiée en détail par 3 sondes : Pioneer 11 en 1979, Voyager 1 en 1980 et Voyager 2 en 1981. Celles-ci ont révélé la complexité des anneaux et ont apporté des images à haute résolution de la surface visible de Saturne. Cette dernière s'est révélée beaucoup moins colorée que celle de Jupiter, avec néanmoins des bandes jaunâtres parallèles à l'équateur et quelques taches blanches.
Bien qu'il fallut attendre le XVIIe siècle pour
que les astronomes s'en rendent finalement compte, le Soleil n'est pas un astre
particulier de l'Univers, mais simplement une étoile comme les autres. La seule
chose qui le distingue des autres étoiles est sa proximité à notre planète. Le
Soleil est ainsi la seule étoile suffisamment proche de
Le Soleil est un corps relativement simple, une
gigantesque boule de gaz de 1,4 millions de kilomètres de diamètre, soit 110
fois la taille de
Structure interne
L'intérieur du Soleil étant inaccessible à l'observation, il faut recourir à des constructions théoriques pour décrire les phénomènes qui s'y produisent et déterminer sa structure interne. Ces études ont mis en évidence que l'intérieur du Soleil est divisé en trois zones : le noyau, la zone radiative et la zone convective. Le noyau est la partie dans laquelle l'énergie du Soleil est créée grâce à des réactions nucléaires. La température y est extrêmement élevée, environ 15 millions de kelvins. Cette région représente environ 25 pour cent du diamètre du Soleil et, du fait de sa grande densité, contient près de 60 pour cent de la masse totale de notre étoile.

La planète Uranus se
trouve à 19 unités astronomiques du Soleil, soit 2,87 milliards de kilomètres. A
cette distance, il lui faut 84 années terrestres pour faire une révolution autour
de notre étoile. Elle est la troisième plus grosse planète du système solaire
avec un diamètre de
Uranus est principalement constituée d'hydrogène et l'hélium, avec aussi un peu de méthane et des traces d'autres composés. Lors du survol de la sonde Voyager 2 en 1986, la planète apparaissait uniformément bleu vert, sans aucun détail visible. Du fait de sa masse, Uranus a moins d'énergie interne à libérer que Jupiter et Saturne et la convection dans son atmosphère est plus limitée, d'où une absence de bandes et un aspect beaucoup plus homogène. Notons néanmoins que des observations plus récentes par le télescope spatial ont révélé une structure en bandes plus marquée, peut-être due à des changements climatiques au cours de la révolution de la planète autour du Soleil.
Après la ceinture d'astéroïdes, nous entrons dans le
domaine des planètes géantes. Pour commencer, à 5,2 unités astronomiques du Soleil, nous rencontrons Jupiter, dont le
diamètre équatorial est d'environ
Jupiter est l'un des objets les plus intéressant du ciel nocturne. Même un petit télescope révèle un disque découpé par plusieurs bandes parallèles alternativement claires et sombres. D'autres détails apparaissent : une énorme région ovale et rouge, déjà observée au XVIIe siècle, et de nombreuses petites régions ovales blanches ou brunes. Une autre caractéristique de Jupiter est son fort aplatissement dû à une vitesse de rotation vertigineuse. La planète effectue en effet un tour sur elle-même en moins de 10 heures, ce qui est prodigieux étant donné son gabarit.

Après la Terre, nous trouvons Mars, à une distance
moyenne de 1,50 unités astronomiques du Soleil. Contrairement aux autres planètes, Mars
a une période de rotation très proche de celle de
Vue de

Mosaïque de Mars
construite à partir de 102 images prises lors des missions Viking. L'image est
centrée sur la région Valles Marineris, un système de canyons long de
La planète Neptune
parcourt une orbite à 4,495 milliards de kilomètres, soit 30 unités
astronomiques du Soleil, ce qui en fait la plus lointaine des
planètes classiques du système solaire (Pluton n'est plus en compétition depuis
qu'elle a été rétrogradée au rang de planète naine). Du fait de cette distance,
la planète a une très longue période de révolution : 165 années terrestres.
Le diamètre de Neptune
est d'environ

Neptune photographiée en 1989 par la sonde Voyager 2 à une distance de plusieurs millions de kilomètres. On aperçoit des nuages blancs de haute altitude ainsi qu'une tache sombre due à une sorte d'ouragan. Crédit : JPL/NASA
Après Mercure, nous arrivons à Vénus, à une distance
d'environ 0,72 unité astronomique du Soleil. Vue depuis la terre, Vénus ne
s'éloigne jamais beaucoup du Soleil, avec une séparation angulaire atteignant
au maximum 45 degrés. Vénus est l'un des objets les plus intéressants à
observer car, du fait de sa révolution autour du Soleil, la planète présente tout comme la Lune un cycle de phases visible à l'aide de
simples jumelles. De plus, lorsque sa révolution l'amène relativement près de

Une photographie de
Vénus prise en 1990 par la sonde Galileo. L'image a été colorisée pour faire
apparaître des détails et indiquer la couleur violette du filtre utilisé. On
aperçoit de nombreux détails dans les nuages d'acide sulfurique qui recouvrent
la planète. Crédit : NASA
Notre système est
dominé de tous les points de vue par une étoile, le Soleil, qui peut être considérée pour simplifier
comme son centre. Cette étoile est accompagnée d'un cortège de huit planètes : Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Aux époques que nous allons considérer
ici, seules cinq d'entre elles étaient connues : Mercure, Vénus, Mars, Jupiter
et Saturne -
Révolution
et rotation
Chaque planète tourne autour du Soleil, dans un
mouvement appelé la révolution. Dans le cas de
Mouvement
apparent
Supposons maintenant que l'on gèle le mouvement
de rotation de
Mouvement
rétrograde
La situation générale est rendue encore complexe
par le fait que